Chaussures détachées, un pied dans une flaque d’eau. Le parapluie est coincé entre son sac et son manteau, une tige de fer est prise dans la poche et elle la tire, jusqu’à presque perdre l’équilibre : parapluie cassé. Du ciel descend un mur d’eau qui, froide, qui lui pique les cheveux sur le front, passe la tresse de ses cheveux et glisse sur son cou. Elle marmonne quelque chose, fatiguée par sa journée de travail, lorsqu’elle entend le téléphone sonner dans l’autre poche du manteau. Elle doit répondre, c’est
Matteo. Elle lève les yeux, et voit un énorme M rouge et blanc. Elle n’y réfléchit pas à deux fois : elle prendra le métro. Elle descend l’escalator et se met à l’abri, en haletant. Ses lunettes embuées, d’une voix usée par la pluie et la course, elle répond précipitamment. Matteo, son fils de dix ans, est prêt à tout pour lui dire, avant qu’elle ne rentre à la maison, qu’il a reçu une note parce qu’il a oublié de faire ses devoirs de mathématiques, mais il s’empresse de préciser, en montrant à quel point la construction de la phrase a été longuement étudiée et réfléchie, qu’il a également reçu un Bravissimo avec un visage qui non seulement sourit mais rit, en italien. “Donc on est bon, n’est-ce pas maman ?” Chiara éclate de rire : “Tu es comme ton père, deux pois dans une cosse. On en parlera plus tard à la maison, je suis sur le chemin du retour.” Chiara, souriante, lace sa chaussure, passe l’abonnement au tourniquet électronique et descend vers le métro. En général, lorsqu’elle quitte l’hôpital où elle travaille, elle ne prend pas les transports publics à proximité. Elle fait une belle promenade et va prendre un bus, presque d’un autre quartier, pour rentrer chez elle. C’est sa façon à elle de perdre du temps, selon les autres, et de le reprendre pour elle. Arrivée sur le quai de la station de métro, elle est heureuse de constater qu’il ne
reste que deux minutes avant l’arrivée du bus. Elle réfléchit à ce qu’elle va cuisiner, veut vérifier si le supermarché en bas est encore ouvert, quand elle voit de l’autre côté de la gare, au-delà des deux quais, la mère du patient du lit numéro 3, dans sa salle. Elle sait qu’elle s’appelle Silvia, qui est restée toute la journée à l’hôpital, tout comme elle. Elle sait aussi qu’elle va manger quelque part, car son ex-mari est
arrivé à l’hôpital. Ils se relaient, avec quelques caresses mais pas de câlins, peut-être en raison de rancœurs encore éveillées par une récente rupture. Silvia la voit, sourit discrètement. Chiara lui fait un signe de la main et lui indique que demain, elle la retrouvera là où elle doit être, à l’hôpital. Son métro arrive, Silvia monte dedans, continue de lui sourire à travers la vitre, qui commence à prendre de la vitesse. Chiara, avec son parapluie cassé, un mal de tête assourdissant, entre dans la petite voiture. Elle regarde autour d’elle : l’arrêt de métro en dessous de l’hôpital peut être surprenant. Quelqu’un peut tenir une fleur dans les mains, quelqu’un d’autre un cadeau. Quelqu’un n’a pas envie de parler et écoute de la musique ; quelqu’un regarde dans le vide et d’autres ne savent même pas que juste au-dessus de
leur tête se trouve un hôpital pédiatrique. Ce sont des vies de personnes qui se croisent dans des espaces minuscules et qui restent silencieuses tandis qu’une boîte tournante les emmène d’un bout à l’autre de la ville, alors qu’elles sont occupées par des engagements qu’elles se sont imposés, des rendez-vous, des visites et des échéances. On reste silencieux, et on se laisse emporter. Et tandis que
Chiara oublie la note de Matteo et son mari, qui ne le gronde jamais, pour se concentrer sur ce que Silvia allait manger, seule, pour le dîner ; un couple est en train de se séparer, appuyé contre la porte qui sépare les différents wagons. Il y a Madame Teresa, examens en main, qui rentre chez elle heureuse, et Monsieur Gianni qui lit les rapports sans bien comprendre les mots difficiles. Il y a Marco qui étudie
aussi dans le métro pour l’examen du lendemain ; Ludovica écoute un podcast et Mario dort en se cognant la tête contre la fenêtre. Dans ce bourbier souterrain, les histoires se frôlent, se rapprochent, puis s’éloignent, peut-être pour toujours. Et la prochaine fois, dans n’importe quelle ville, nous arriverons nous aussi avec une chaussure détachée, un jour de pluie, avec un parapluie cassé, et nous
nous assiérons à côté d’une personne ordinaire, sans savoir qu’il s’agit peut-être de Madame Silvia.

Traduction: Elena Bonvecchio

Le storie degli altri

Scarpe slacciate, un piede dentro una pozzanghera. L’ombrello è rimasto incastrato tra la borsa e il cappotto, una stanghetta di ferro è impigliata nella tasca e lei la tira, fino a quasi perdere l’equilibrio: ombrello rotto. Dal cielo viene giù una parete di acqua, che, fredda, appiccica i capelli sulla fronte, oltrepassa la treccia dei capelli per infilarsi e scivolare lungo il collo. Sta borbottando qualcosa, stanca dopo la giornata di lavoro, mentre sente il telefono squillare dall’altra tasca del cappotto. Deve
rispondere, è Matteo. Alza lo sguardo, e vede una gigantesca M rossa e bianca. Non ci pensa due volte: andrà in metro. Corre giù per le scale mobili e si mette al riparo, ansimante. Gli occhiali si appannano, con un filo di voce risparmiato dalla pioggia e dalla corsa, risponde al volo. Matteo, suo figlio di dieci anni, le vuole assolutamente dire, prima che arrivi a casa, che ha preso una nota, perché si era dimenticato di fare i compiti di matematica, ma ci tiene subito a sottolineare, facendo capire quanto la
costruzione della frase fosse stata a lungo studiata e meditata, che ha anche preso un Bravissimo con la faccia che non solo sorride ma proprio ride, in italiano. «Quindi siamo a posto, vero mamma?» Chiara scoppia a ridere: «Tu sei proprio tutto tuo padre, due gocce d’acqua. Ne parliamo poi a casa eh, io sto rientrando.» Chiara, sorridendo, si allaccia la scarpa, passa l’abbonamento al tornante elettronico, e
scende verso la metro. Di solito, quando esce dall’ospedale dove lavora, non prende mezzi pubblici nelle vicinanze. Si fa una bella passeggiata e va prendere un autobus, quasi da un altro quartiere, per tornare a casa sua. È il suo modo per perdere del tempo, secondo gli altri, e riprenderselo per se stessa. Arrivata alla banchina della stazione metro, si compiace nel vedere che mancano solo due minuti all’arrivo del
mezzo. Sta pensando a cosa cucinare, vuole controllare se il supermercato sotto casa sia ancora aperto, quando vede dall’altra parte della stazione, al di là dei due binari, la mamma del paziente del letto numero 3, del suo reparto. Lei sa che si chiama Silvia, che oggi è stata dentro l’ospedale tutto il giorno, proprio come lei. Sa anche che sta andando a mangiare qualcosa da qualche parte, perché è arrivato il
suo ex marito in ospedale. Si sono dati il cambio, con qualche carezza ma senza abbracci, forse per dei rancori ancora accesi da una rottura recente. Silvia la vede, le sorride discretamente. Chiara sventola la mano, e le fa segno che domani la troverà di nuovo al suo posto, in ospedale. La sua metro arriva, Silvia la prende, le continua a sorridere dal vetro che prende velocità. Chiara, con il suo ombrello rotto, un mal
di testa assordante, entra nel piccolo vagone. Si guarda attorno: la fermata della metro sotto l’ospedale può essere sorprendente. Qualcuno potrebbe avere un fiore in mano, qualcun altro un regalo. Qualcuno non ha voglia di parlare e allora ascolta musica; qualcuno guarda nel vuoto e altri non sanno neanche che proprio sopra le loro teste vi sia un ospedale pediatrico. Sono vite di persone che si incrociano in
spazi piccolissimi, dove rimangono in silenzio mentre una scatola rotante li porta da una parte all’altra della città, mentre sono indaffarati da impegni che si sono imposti, da appuntamenti, visite e scadenze. Si rimane in silenzio, e ci si lascia trasportare. E mentre Chiara si dimentica della nota di Matteo e del marito, che non lo sgrida mai, per concentrarsi su cosa Silvia avrebbe mangiato, da sola, a cena; una coppia si sta lasciando, appoggiata alla porta che separa i vari vagoni. C’è la signora Teresa, che con gli esami in mano, torna a casa felice e il signor Gianni che legge i referti senza capire a fondo delle parole difficili. C’è Marco che studia anche in metro per l’esame del giorno dopo; Ludovica ascolta un podcast e Mario dormicchia con la testa che sbatte sul finestrino. In quel ginepraio sotterraneo, le storie si sfiorano, si avvicinano per poi allontanarsi, magari per sempre. E la prossima volta, in una qualsiasi città,
arriveremo anche noi con una scarpa slacciata, in un giorno di pioggia, con l’ombrello rotto e ci siederemo vicino ad una persona qualunque, senza sapere che potrebbe proprio essere la signora Silvia.

Other people’s stories

Untied shoes, a foot in a puddle. The umbrella got stuck between the bag and the coat, one of the long ribs got caught in the pocket, and she pulls it, until she almost loses her balance: the umbrella is broken. It is raining cats and dogs and the cold-water sticks to her hair on the front head, it crosses her braid and slides
down the neck. She is mumbling something, tired after the workday, as she hears the phone ringing from the other pocket of the coat. She has to answer, it is Matteo. She looks up and she sees a giant red and white M. She does not think twice: she will take the metro. After running down the escalator and getting under cover, she starts panting. Her glasses fog up and she answers the phone in a faint voice. Matteo, her
ten-year-old son, absolutely needs to tell her, before she comes back home. He needs to tell her that he got a reprimand because he forgot to do his math homework, but at the same time he wants to point out, making it clear how much the sentence had been long studied, that he also got a Bravissimo with a smiling emoticon in Italian. “Everything is okay, right mum?” Chiara bursts out laughing: “you are just
like your father, two peas in a pod. We will talk about it later at home, I am on my way back”. Chiara, smiling, laces up her shoe, validates her transportation subscription, and walks down towards the metro. Usually, when she leaves the hospital where she works, she does not take public transport nearby. She generally takes a nice walk and takes the bus, almost from another neighborhood, to go back home. Once
she arrives at the platform of the metro station, she is pleased to see that she has only to wait two minutes before the bus arrives. She is thinking about what to cook, she wants to check if the supermarket below her place is still open and when, on the other side of the station, across the two platforms, she sees the mother of the patient in bed number 3 of her ward. She knows that her name is Silvia, that she has been
inside the hospital all day long, just like her. She also knows that she is going somewhere to eat, because her ex-husband has arrived at the hospital. They changed shifts with some cuddles but no hugs, perhaps because of grudges still aroused by a recent break-up. Silvia sees her, she smiles at her discreetly. Chiara waves her hand, and signals to her that tomorrow she will find her back at the hospital. The metro arrives, Silvia gets in it, keeps smiling at her through the glass, which picks up speed. Chiara, with her broken umbrella, a deafening headache, gets in the small subway car. She looks around: the metro stop below the hospital can be surprising. Someone might be holding a flower, someone else a present. Someone does not feel like talking and so listens to music; someone stares into space and others do not even know that right above their heads there is a children’s hospital. These are people’s lives that bump into each other in tiny spaces, where they remain silent while a rotating box takes them from one side of the city to the other, while they are busy with commitments, they have imposed on themselves; with appointments,
visits and deadlines. They remain silent and let themselves be carried away. And while Chiara forgets about Matteo’s reprimand and her husband, who never scolds him, to concentrate on what Silvia was going to eat, alone, for dinner; a couple is leaving, leaning against the door separating the various subway cars. Mrs. Teresa, with the exams in hand, is going home happy, and Mr. Gianni is reading the reports
without fully understanding the difficult words. Then there is Marco who also studies in the metro for the next day’s exam; Ludovica listens to a podcast and Mario sleeps with his head banging on the window. In that underground quagmire, stories bump into each other, come closer and then move apart, perhaps forever. And the next time, in any city, we will arrive with an untied shoe, on a rainy day, with a broken umbrella, and we will sit down next to an ordinary person, not knowing that it might just be Mrs Silvia.

Les histoires des autres

Chaussures détachées, un pied dans une flaque d’eau. Le parapluie est coincé entre son sac et son manteau, une tige de fer est prise dans la poche et elle la tire, jusqu’à presque perdre l’équilibre : parapluie cassé. Du ciel descend un mur d’eau qui, froide, qui lui pique les cheveux sur le front, passe la tresse de ses cheveux et glisse sur son cou. Elle marmonne quelque chose, fatiguée par sa journée de
travail, lorsqu’elle entend le téléphone sonner dans l’autre poche du manteau. Elle doit répondre, c’est Matteo. Elle lève les yeux, et voit un énorme M rouge et blanc. Elle n’y réfléchit pas à deux fois : elle prendra le métro. Elle descend l’escalator et se met à l’abri, en haletant. Ses lunettes embuées, d’une voix usée par la pluie et la course, elle répond précipitamment. Matteo, son fils de dix ans, est prêt à
tout pour lui dire, avant qu’elle ne rentre à la maison, qu’il a reçu une note parce qu’il a oublié de faire ses devoirs de mathématiques, mais il s’empresse de préciser, en montrant à quel point la construction de la phrase a été longuement étudiée et réfléchie, qu’il a également reçu un Bravissimo avec un visage
qui non seulement sourit mais rit, en italien. “Donc on est bon, n’est-ce pas maman ?” Chiara éclate de rire : “Tu es comme ton père, deux pois dans une cosse. On en parlera plus tard à la maison, je suis sur le chemin du retour.” Chiara, souriante, lace sa chaussure, passe l’abonnement au tourniquet électronique et descend vers le métro. En général, lorsqu’elle quitte l’hôpital où elle travaille, elle ne prend pas les
transports publics à proximité. Elle fait une belle promenade et va prendre un bus, presque d’un autre quartier, pour rentrer chez elle. C’est sa façon à elle de perdre du temps, selon les autres, et de le reprendre pour elle. Arrivée sur le quai de la station de métro, elle est heureuse de constater qu’il ne reste que deux minutes avant l’arrivée du bus. Elle réfléchit à ce qu’elle va cuisiner, veut vérifier si le
supermarché en bas est encore ouvert, quand elle voit de l’autre côté de la gare, au-delà des deux quais, la mère du patient du lit numéro 3, dans sa salle. Elle sait qu’elle s’appelle Silvia, qui est restée toute la journée à l’hôpital, tout comme elle. Elle sait aussi qu’elle va manger quelque part, car son ex-mari est arrivé à l’hôpital. Ils se relaient, avec quelques caresses mais pas de câlins, peut-être en raison de
rancœurs encore éveillées par une récente rupture. Silvia la voit, sourit discrètement. Chiara lui fait un signe de la main et lui indique que demain, elle la retrouvera là où elle doit être, à l’hôpital. Son métro arrive, Silvia monte dedans, continue de lui sourire à travers la vitre, qui commence à prendre de la vitesse. Chiara, avec son parapluie cassé, un mal de tête assourdissant, entre dans la petite voiture. Elle
regarde autour d’elle : l’arrêt de métro en dessous de l’hôpital peut être surprenant. Quelqu’un peut tenir une fleur dans les mains, quelqu’un d’autre un cadeau. Quelqu’un n’a pas envie de parler et écoute de la musique ; quelqu’un regarde dans le vide et d’autres ne savent même pas que juste au-dessus de
leur tête se trouve un hôpital pédiatrique. Ce sont des vies de personnes qui se croisent dans des espaces minuscules et qui restent silencieuses tandis qu’une boîte tournante les emmène d’un bout à l’autre de la ville, alors qu’elles sont occupées par des engagements qu’elles se sont imposés, des rendez-vous, des visites et des échéances. On reste silencieux, et on se laisse emporter. Et tandis que
Chiara oublie la note de Matteo et son mari, qui ne le gronde jamais, pour se concentrer sur ce que Silvia allait manger, seule, pour le dîner ; un couple est en train de se séparer, appuyé contre la porte qui sépare les différents wagons. Il y a Madame Teresa, examens en main, qui rentre chez elle heureuse, et Monsieur Gianni qui lit les rapports sans bien comprendre les mots difficiles. Il y a Marco qui étudie
aussi dans le métro pour l’examen du lendemain ; Ludovica écoute un podcast et Mario dort en se cognant la tête contre la fenêtre. Dans ce bourbier souterrain, les histoires se frôlent, se rapprochent, puis s’éloignent, peut-être pour toujours. Et la prochaine fois, dans n’importe quelle ville, nous arriverons nous aussi avec une chaussure détachée, un jour de pluie, avec un parapluie cassé, et nous
nous assiérons à côté d’une personne ordinaire, sans savoir qu’il s’agit peut-être de Madame Silvia.

La grande storiella di Stefano

Una storia che traccia la linea che va dal “me” piccolo al “me” grande.

Chi sei e qual è la tua grande storiella?

Sono Stefano Nardella ho 28 anni, sono nato a Torino. La mia grande storiella riguarda il me piccolo. All’età di dieci anni, mi è stata diagnosticata una leucemia linfoblastica acuta, qua a Torino, all’Ospedale Regina Margherita. Ho fatto le cure dal 2004 fino a metà 2005, forse anche inizio 2006. Poi, a gennaio 2007, ho avuto una ricaduta, a seguito della quale ho dovuto fare un trapianto di midollo osseo, tra il 24 e il 25 maggio 2007. E poi, pian piano, ne sono uscito, ma da questa storia se ne sono mischiate tante altre: la storia di Ugi e la storia un po’ particolare del mio donatore. Avevano trovato un donatore qui a Torino, di 18 anni. Ma pochi giorni prima di entrare in centro trapianti, ci aveva chiamato la dottoressa e per dirci di andare in reparto per parlare.

Ci dicono che il donatore si era ritirato, perché sai, c’è la facoltà di ritirarsi… Avevano, però, trovato un altro donatore, americano. È andato tutto bene, il donatore ha accettato. All’epoca aveva circa 30 anni. Io mi ricordo che, nelle settimane successive, avevo sognato una persona che mi diceva: “New York”. Ed è da quel giorno che voglio andarci.

 

Incubi che sono paure e sogni che diventano realtà.

Tutto questo è frutto di un’elaborazione che c’è stata negli anni successivi: nulla è stato immediato. Fino a cinque o sei anni fa, non parlavo minimamente della malattia: per me era un argomento tabù. Reprimevo questo periodo. In tutti quegli anni, continuavo a sognare di avere il catetere nel petto e di non riuscire a svegliarmi. È una realtà che io avevo già vissuto, che ora diventava un sogno, un incubo. Di giorno la reprimevo, ma trovava comunque modo di manifestarsi di notte. Poi, pian piano, ho iniziato un percorso psicologico, dove ho iniziato ad elaborare la malattia. Ed è stata una scoperta perché mi ha aiutato a livello di consapevolezza. Anche nelle piccole cose che si vogliono nella vita, nel quotidiano. Se prima cercavo di adattarmi ad una normalità, reprimendo quello che sono in realtà, negli anni ho capito che questo era totalmente sbagliato. Anche perché adattarmi ad una normalità che non ho vissuto, che non sento mia, era come vivere una vita che non era la mia. Visto che ho dovuto vivere una vita che non volevo, in un determinato periodo, non lo trovavo giusto nei miei confronti. Pian piano ho smesso di fare quei sogni. Però, da quel momento, da quando è iniziata l’elaborazione di questo periodo, ho capito come trasformare dei momenti di debolezza particolarmente drammatici, in un punto di forza. Quel periodo ha formato e ha plasmato uno Stefano, che è sicuramente diverso ad un eventuale Stefano con un passato differente. L’ha plasmato tanto. Quel periodo in ospedale, mi ha avvicinato tanto alla musica e alla dedizione allo studio. Tanto che ho sempre cercato di mantenere vive queste due anime.

La resa dei conti

Facciamo ora un salto in avanti, alla fine del mio percorso accademico, quando ho discusso la tesi di laurea. Quando ho deciso di scrivere la tesi, mi sono detto: “Bene, questo è il momento di vedersi faccia a faccia con quello che è stato il mio passato.” Volevo rifarmi al corso di bioinformatica, una materia che studia l’applicazione di modelli informatici, come l’intelligenza artificiale, applicati nel mondo medico: nella ricerca, nella diagnosi e tutto quello che ne consegue. Ne ho parlato con la mia professoressa e ho deciso di prendere un dataset di leucemie, mieloidi e linfoidi, e iniziare, anche con il suo aiuto, ad analizzare i dati da un altro punto di vista, quello del paziente: cercare di raggruppare i pazienti che hanno patologie simili o geni simili in modo che, fin da subito, si riesca a definire se sia affetto da una leucemia mieloide o linfoide. Quando sono arrivato alla conclusione di quella tesi, mi sono reso conto che quel periodo della mia vita fosse diventato effettivamente le fondamenta di tutto quello che sto costruendo oggi. Ho proprio capito in quel momento cosa voglia dire la frase: “Puoi costruire delle grandi cose dalle proprie fragilità”. Io sono passato dal non dormire la notte a tutto quello che ho oggi. E voglio portare la testimonianza che questa cosa può passare, o meglio non credo che passi, si impara a gestirla. Il pensiero che questa cosa si riesca a gestire è effettivamente qualcosa di potente, ti rendi conto di quanto la mente umana sia potente. Dal non parlarne e sognarlo la notte, quindi con la mente che aveva il controllo sul mio corpo, ad imparare a gestirla, affinché la mente stessa sfoghi e alimenti il pensiero, per farlo rimanere vivo ma con un altro valore, con un altro spessore, con un’altra grinta. Dopo aver iniziato ad assimilarlo, ho cercato lo Stefano bambino e la domanda che mi sono fatto è stata: “Di cosa avevo bisogno io quando ero in ospedale? Cosa mi è mancato che mi ha portato a rimanere in silenzio per più di dieci anni?” Mi è mancata una persona che mi portasse la testimonianza del mio futuro, che mi potesse dire: “Guarda che ne esci fuori, ritorni ad una vita, non ritorni ad una vita normale. Ritorni ad una vita diversa, ritorni alla tua vita e non quella dei tuoi amici. Non sei obbligato a viverla come loro, puoi viverla come vuoi tu. La vivi in modo diverso perché ti rendi conto che ogni minuto è un minuto che tu stai recuperando. Vivi proprio con la sensazione che la vita sia in debito con te.” A me è mancata questa persona, una persona che mi desse anche lo stimolo a progettare il mio futuro, anche nel momento in cui effettivamente non potevo viverlo. Da lì ho iniziato a parlarne con i ragazzi e i bambini qua in Ugi, ed è liberatorio. Mi rendo conto che vivere, ritornare a vivere quei momenti attraverso gli occhi di un altro bambino o ragazzo, ti fa capire e ricordare quello che hai passato, ti fa capire quanto ti sei conquistato dopo. Qualche volta dico un grazie a quel periodo. Probabilmente, senza quel periodo, ora sarei un’altra persona e io son contento della persona che sono oggi, di quello che sono riuscito a costruire. Non di quello che sono riuscito a recuperare purtroppo, perché il tempo non si recupera. Prima, infatti, ci provavo e volevo fare sempre di più: mi dicevo che dovevo vivere quello che avrei vissuto in una vita normale e recuperare tutto quello che questa vita mi aveva tolto. È un’emozione contrastante: c’è un lato positivo che ti porta a puntare sempre più in alto: dall’altro lato, rischi di non goderti il momento e il traguardo raggiunto. Se tornassi indietro, avrei cercato prima la persona a cui chiedere aiuto. All’inizio, quando andavo dalla psicologa, erano 45 minuti di silenzio. Ora, invece, posso dire che la mia psicologa mi ha aiutato a risvegliare quel bambino e guardare anche con quegli occhi. È estremamente potente iniziare ad avere la propria consapevolezza, la propria vita speciale.

Credo che la figura dello psicologo, a prescindere dal passato di ognuno, dovrebbe essere una figura tanto importante quanto il medico di base. Mentre sei dallo psicologo non hai più paura dei tuoi limiti, non hai più paura delle tue paure. Io che continuo ad andarci, con una frequenza minore, credo che sia una figura fondamentale, per imparare a non attribuirci delle osservazioni che non sono nostre. 

Il “me” di oggi e quella puntata al TG.

C’è stato un episodio particolare in cui ho visto scontrare lo Stefano piccolino e lo Stefano di oggi. Io non credo nella casualità, io credo che ci siano sempre dei segnali della nostra vita, che arrivano in modi particolari, sta a noi poi captarli. Era l’inizio di radio Ugi ed ero andato nella saletta adolescenti, a casa Ugi, dove c’era la tv locale per fare un servizio da mandare al tg. C’era il direttore artistico che ha raccontato chi fossimo e al tavolo c’erano altri speaker, altri bambini ed io. Ha detto: «Ecco Stefano! È un ragazzo che da bambino ha avuto una leucemia, e ora è passato a fare lo speaker della radio, per portare la sua voce.» Quando si spengono i microfoni, un bambino viene di fronte a me e mi dice: «Stefano, ma anche tu da piccolo hai avuto una leucemia come me?» Anni fa, non avrei saputo rispondere. Non ne parlavo. E lì mi sono detto, chi risponde ora? Ora risponde Stefano: «Sì, anche io. Piano piano ne sono uscito: ho fatto tutte le cure e sono tornato alla mia vita, ad uscire con i miei amici e adesso sono qua perché mi diverto tanto con voi. Magari un giorno ti divertirai anche tu!” Ho cercato di fargli vedere il lato bello. E vuoi sapere la cosa paradossale? Questo bambino si chiama Stefano. Questa è radio Ugi, questa è la sua potenza: il fatto di condividere delle emozioni, condividere delle esperienze con i ragazzi e i bambini, senza avere filtri, permettendo loro di fare domande, di dare loro una voce. Letteralmente. Visto che durante le cure, il fisico cambia, tramite lo strumento della radio i bambini e i ragazzi possono fare un’attività senza essere visti, ma poter comunque dire “Io ci sono”. Ed è il modo per entrare nella normalità con la nostra specialità.

Synonyms and antonyms

Synonyms and antonyms

The lesson was about to start. Girls and boys, sat at their desks, were laughing, chatting and shouting. Entering the classroom, amidst the students’ cheers, Maria, the teacher, went to her desk and asked for silence. Debora, in the second row, had already opened her red notebook, the one of her favorite subject, Italian.

“Today, guys, we will play a beautiful game. As you see behind me, there are two blackboards. What is written at the top of the first one, Fabio?”

“S Y N O N Y M S”

“And what is it?”

“SYNOMS”

“Almost, synonyms. What about the other blackboard? What do we find?”

“Antonyms”. Debora immediately answers.

“Then, what are synonyms and antonyms? Synonyms and antonyms are friends and enemies. Something which is similar to you is your friend; something which is very far from you is your enemy. A synonym is a word that can replace another one: friend is synonymous with companion, for example. The antonym is the opposite of the word: enemy is the opposite of friend. Let’s give some examples so that it will be clearer. 

Debora raises her hand: “Miss, can you explain why if something is against you, it is your enemy?

“It is only a common saying to make you understand… Now maybe with the examples I can explain you better. So, let’s write the word CORRECT on the first blackboard. A synonym of correct is RIGHT. An opposite of correct is WRONG”.

The lesson continues without too many difficulties, except for those of the teacher Maria, who promises herself that she will never again arrive unprepared even for an easier Italian lesson in the primary school. The children’s questions are always difficult to handle because they are the most authentic ones. She looks up at Debora who has finished her homework and stares straight into her eyes. When their gazes meet, she raises her hand. “Miss, I have a bad question”. “Debora, there is no such thing as a bad question. Please, ask”. Debora gets up, she moves closer to the teacher’s desk and tell her, whispering, that she has made a discovery about synonyms and antonyms but cannot say it out loud. Then she brings her mouth right up to Maria’s ear: “So, if I have understood correctly, my brother Daniel is disabled because it is the opposite of able?” They look at each other. Maria says that this is not a bad question. She invites her to go to her seat. She gets up, takes a red chalk and writes the word “ABLE” on the first blackboard. She turns to the class and wants to know all the synonyms.

“Skilled”!

“Good”.

“Who can do things”.

“Can we say competent then? Right? Good, now let’s move on to its opposite. Debora, what do you think is its opposite?”

“Disabled”.

“Exactly, but also incapable, inexperienced, incompetent. Now let’s try to make sentences, I will start. I am very good at teaching, but I am disabled in football. Let’s go on! Margherita, what are you skilled in and what are you disabled in?” “Miss, I am skilled in drawing but disabled in calculations. Is it fair to say that?”

Fabio does not agree: “But miss, we are not disabled”.

Maria looks at Debora, who remains straight in her chair and continues to stare at the teacher, almost challenging her. The teacher then says that the true definition of “disabled” is precisely that of not being able to do something. This is his first definition: it is a term that originates as the opposite of something else. For this reason, everyone can be skilled in something and disabled in something else, and for this very reason it would also be wrong to use it for people in general. There are no able-bodied people and disabled people: there are people with abilities and people with disabilities. “Actually, as I look at you, I see you as synonyms, because you are friends and students and yet you have characteristics, which are opposite. Debora is blond, Marta is dark. I am very tall, Fabio is short. Andrea is curly, Luca has straight hair. There may be small contrary elements in all of us. But they are characteristics, just like abilities and disabilities”. Debora thinks about it for a moment and says: “As far as I am concerned, I can walk but my brother cannot… but I’m not good at maths, while he is, and also very good, I swear! I am terrible with numbers…”.

“Well guys, the bell is about to ring, so the homework is for the day after tomorrow. Write down characteristics that are synonyms and antonyms to characteristics of one of your family members or class members. I will give an example with my brother, in order for you to understand better. I am very nice, and my brother is very funny. This is a synonym. Then, I am very athletic while my brother is very lazy. This is opposite. I can walk, while my brother has the disability of not being able to walk, just like Daniel”. Debora stares at the teacher, incredulous. Fabio, the real fearless one in the class, asks: “So your brother is also disabled? Indeed, no sorry, does he have any disability?”. “Yes. He is also very good at maths like your brother Daniele, dear Debora. See, in the end we are all a bit synonymous”. Maria turns to the student and winks at her. Then Debora too just closes her right eye and smiles.

Sinonimi e contrari

La lezione stava per cominciare. I bambini e le bambine, seduti ai corrispondenti banchi, ridevano, chiacchieravano e urlavano. Entrata in classe, tra le feste degli studenti, la maestra Maria si era posizionata alla cattedra e aveva chiesto un po’ di silenzio. Debora, in seconda fila, aveva già aperto il quaderno rosso, quello della sua materia preferita,italiano. 

«Oggi, ragazzi, faremo un bellissimo gioco. Come vedete alle mie spalle ci sono due lavagne. In cima alla prima cosa c’è scritto, Fabio?»

«esse i enne o enne i emme i».

«Che diventa?»

«SIENNONIMI».

«Quasi: sinonimi. E nell’altra lavagna invece? Cosa troviamo?»

«Contrari, maestra». Risponde subitamente Debora. 

«E allora, che cosa sono i sinonimi e contrari? I sinonimi e contrari sono degli amici e dei nemici. Una cosa molto simile a te, è tua amica; una cosa molto distante da te è tua nemica. Viene considerato sinonimo, una parola che si può sostituire ad un’altra: amica è sinonimo di compagna, per esempio. Il contrario è invece l’opposto della parola: nemica è il contrario di amica. Facciamo un po’ di esempi così sarà tutto più chiaro».

Debora alza la mano: «Maestra ma perché se una cosa è contraria da te è tua nemica?»

«No, ma era un modo di dire per farvi capire… Ora forse con degli esempi riesco a spiegare meglio. Allora, scriviamo nella prima lavagna la parola CORRETTO. Un sinonimo di corretto è GIUSTO. Un contrario di corretto è SBAGLIATO».

L’ora prosegue senza troppe difficoltà, se non quelle della maestra Maria, che si promette di non arrivare mai più impreparata anche ad una tranquilla lezione di italiano, alle elementari. Le domande dei bambini sono sempre le più difficili da gestire, perché sono le più pure. Alza lo sguardo verso Debora che ha finito il suo compito e la fissa dritta negli occhi. Quando gli sguardi si incrociano, alza la mano. «Maestra ho una brutta domanda.» «Debora non esistono domande brutte. Chiedi pure.» Debora si alza, si avvicina alla cattedra per dire a bassa voce, alla sua insegnante, che ha fatto una scoperta sui sinonimi e contrari ma non può dirla a voce alta. Allora avvicina proprio la sua bocca all’orecchio di Maria: «Ma allora mio fratello Daniele è disabile perché è il contrario di abile?» Si guardano. Maria dice che questa domanda non è brutta. La invita ad andare al suo posto. Si alza, prende un gessetto rosso e scrive nella prima lavagna la parola “ABILE”. Si rivolge alla classe e vuole sapere tutti i sinonimi. 

«Capace».

«Bravo».

«Che sa fare le cose».

«Possiamo allora dire competente? Giusto? Bene, ora passiamo al suo contrario. Debora secondo te qual è il suo contrario?»

“Disabile.»

«Esatto, ma anche incapace, inesperto, incompetente. Ora proviamo a fare delle frasi e voglio incominciare io. Io sono molto abile ad insegnare ma sono disabile nel calcio. Andiamo avanti, tu, Margherita in cosa sei abile e in cosa sei disabile?» «Io maestra sono abile nel disegno ma disabile nei calcoli. È giusto dire così?» 

Fabio non ci sta: «Ma maestra noi non siamo disabili.» 

Maria guarda Debora, che rimane ben diritta sulla sua sedia e la continua a fissare, quasi con aria sfidante. L’insegnante allora dice che la vera definizione di “disabile” è proprio quella di non essere abile a fare qualcosa. Questa è la sua prima definizione: è un termine che nasce come contrario di qualcos’altro. Proprio per questo motivo, tutti possono essere abili in qualcosa e disabili in qualcos’altro e proprio per questo motivo sarebbe sbagliato usarlo anche per le persone, in generale. Non esistono persone abili e persone disabili: esistono persone con abilità e con disabilità. «Effettivamente, mentre vi guardo vi vedo sinonimi, perché siete compagni, amici e studenti eppure avete delle caratteristiche che sono contrarie. Debora è bionda, Marta è mora. Io sono altissima, Fabio è basso. Andrea è riccio, Luca ha i capelli lisci. Ci possono essere dei piccoli elementi contrari in tutti noi. Ma sono delle caratteristiche: come le abilità e le disabilità.» Debora ci pensa un attimo e dice: «Io, per esempio, so camminare ma mio fratello no… però io non sono brava in matematica, mentre lui sì, tantissimo, ve lo giuro! Io sono una schiappa con i numeri…» 

«Allora, allora ragazzi la campanella sta per suonare quindi segniamoci i compiti per dopodomani. Scrivete delle caratteristiche che sono dei sinonimi e dei contrari a delle caratteristiche di un vostro membro della famiglia o della classe. Faccio un esempio con mio fratello, per capirci meglio. Io sono molto simpatica e mio fratello è molto divertente. Questo è un sinonimo. Poi, io sono molto atletica mentre mio fratello è molto pigro. Questo è un contrario. Io ho l’abilità di poter camminare, mio fratello ha la disabilità di non poter camminare, proprio come Daniele». Debora fissa la maestra, incredula. Fabio, il vero impavido della classe, chiede: «Allora anche suo fratello è disabile? Anzi no scusi, ha qualche disabilità?» «Sì. E pensa che anche lui è bravissimo in matematica come tuo fratello Daniele, cara Debora. Lo vedete alla fine siamo tutti un po’ sinonimi». Maria si gira verso la studentessa e le fa l’occhiolino. Allora anche Debora chiude solo l’occhio destro e sorride. 

Synonyms and antonyms

The lesson was about to start. Girls and boys, sat at their desks, were laughing, chatting and shouting. Entering the classroom, amidst the students’ cheers, Maria, the teacher, went to her desk and asked for silence. Debora, in the second row, had already opened her red notebook, the one of her favorite subject, Italian.

“Today, guys, we will play a beautiful game. As you see behind me, there are two blackboards. What is written at the top of the first one, Fabio?”

“S Y N O N Y M S”

“And what is it?”

“SYNOMS”

“Almost, synonyms. What about the other blackboard? What do we find?”

“Antonyms”. Debora immediately answers.

“Then, what are synonyms and antonyms? Synonyms and antonyms are friends and enemies. Something which is similar to you is your friend; something which is very far from you is your enemy. A synonym is a word that can replace another one: friend is synonymous with companion, for example. The antonym is the opposite of the word: enemy is the opposite of friend. Let’s give some examples so that it will be clearer. 

Debora raises her hand: “Miss, can you explain why if something is against you, it is your enemy?

“It is only a common saying to make you understand… Now maybe with the examples I can explain you better. So, let’s write the word CORRECT on the first blackboard. A synonym of correct is RIGHT. An opposite of correct is WRONG”.

The lesson continues without too many difficulties, except for those of the teacher Maria, who promises herself that she will never again arrive unprepared even for an easier Italian lesson in the primary school. The children’s questions are always difficult to handle because they are the most authentic ones. She looks up at Debora who has finished her homework and stares straight into her eyes. When their gazes meet, she raises her hand. “Miss, I have a bad question”. “Debora, there is no such thing as a bad question. Please, ask”. Debora gets up, she moves closer to the teacher’s desk and tell her, whispering, that she has made a discovery about synonyms and antonyms but cannot say it out loud. Then she brings her mouth right up to Maria’s ear: “So, if I have understood correctly, my brother Daniel is disabled because it is the opposite of able?” They look at each other. Maria says that this is not a bad question. She invites her to go to her seat. She gets up, takes a red chalk and writes the word “ABLE” on the first blackboard. She turns to the class and wants to know all the synonyms.

“Skilled”!

“Good”.

“Who can do things”.

“Can we say competent then? Right? Good, now let’s move on to its opposite. Debora, what do you think is its opposite?”

“Disabled”.

“Exactly, but also incapable, inexperienced, incompetent. Now let’s try to make sentences, I will start. I am very good at teaching, but I am disabled in football. Let’s go on! Margherita, what are you skilled in and what are you disabled in?” “Miss, I am skilled in drawing but disabled in calculations. Is it fair to say that?”

Fabio does not agree: “But miss, we are not disabled”.

Maria looks at Debora, who remains straight in her chair and continues to stare at the teacher, almost challenging her. The teacher then says that the true definition of “disabled” is precisely that of not being able to do something. This is his first definition: it is a term that originates as the opposite of something else. For this reason, everyone can be skilled in something and disabled in something else, and for this very reason it would also be wrong to use it for people in general. There are no able-bodied people and disabled people: there are people with abilities and people with disabilities. “Actually, as I look at you, I see you as synonyms, because you are friends and students and yet you have characteristics, which are opposite. Debora is blond, Marta is dark. I am very tall, Fabio is short. Andrea is curly, Luca has straight hair. There may be small contrary elements in all of us. But they are characteristics, just like abilities and disabilities”. Debora thinks about it for a moment and says: “As far as I am concerned, I can walk but my brother cannot… but I’m not good at maths, while he is, and also very good, I swear! I am terrible with numbers…”.

“Well guys, the bell is about to ring, so the homework is for the day after tomorrow. Write down characteristics that are synonyms and antonyms to characteristics of one of your family members or class members. I will give an example with my brother, in order for you to understand better. I am very nice, and my brother is very funny. This is a synonym. Then, I am very athletic while my brother is very lazy. This is opposite. I can walk, while my brother has the disability of not being able to walk, just like Daniel”. Debora stares at the teacher, incredulous. Fabio, the real fearless one in the class, asks: “So your brother is also disabled? Indeed, no sorry, does he have any disability?”. “Yes. He is also very good at maths like your brother Daniele, dear Debora. See, in the end we are all a bit synonymous”. Maria turns to the student and winks at her. Then Debora too just closes her right eye and smiles.

La grande storiella di Hamdan

Una grande storiella che riesce ad aprire le varie porte del sé

Io mi chiamo Hamdan Jewe’i e vengo dal campo profugo di Desha, uno dei campi più grandi e principali qui a Betlemme. Mi sono vissuto una storia un po’ particolare: sono stato isolato fino all’età di undici anni, per la vergogna. Sono nato con mancanza dell’ossigeno nel cervello, con una prima paralisi celebrale che mi ha portato una paralisi alle gambe. Un figlio con handicap, per la nostra cultura, è motivo di vergogna e dev’essere nascosto dalla società. Ho poi capito che non era colpa della mia famiglia, poiché veniva da quella cultura e tradizione che dice che quando nascono figli con handicap è un problema: bisogna prima di tutto sistemarli a livello matrimoniale; e poi si pensa che sia una questione genetica, che possano nascere altri figli con handicap. C’era una mancanza di consapevolezza su come si potesse far crescere un figlio con handicap, in una società che purtroppo ne dà un valore negativo. Alla fine, è anche la stessa famiglia ad essere isolata nella società. Questo è stato un ostacolo, ero arrivato ad un punto in cui non sapevo più cosa fare. Io purtroppo ho anche provato a finire la mia vita, diverse volte, uccidermi no… non è andata.

Il giorno della rivolta

Io non ce la facevo più. Volevo uscire, volevo dire a tutti che io sono umano come voi anche con questa situazione fisica, questa disabilità che non è colpa mia, e neanche colpa di Dio. Perché ad un certo punto mi chiedevo perché Dio avesse creato me in questa situazione: tutti gli altri sono sani e io, invece, con handicap. Mi sentivo come un gatto nella scatola, se lo metti per tanto tempo, vuole scappare via e ti graffia. E così ho fatto. Un giorno, quando è arrivata la mia mamma, per portare il cibo per farmi mangiare, sono riuscito a scappare. Sono riuscito ad arrivare sulla strada e conoscere quel vicino di casa che mi ha portato a casa sua. Voleva sapere chi fossi, perché non sapeva della mia esistenza. C’erano anche amici e parenti di famiglia che non sapevano della mia esistenza, perché ero rimasto nascosto. Pensa che amici di famiglia che ho conosciuto dopo mi hanno detto: «Noi sapevamo che tuo papà aveva tanti figli ma non sapevamo di te.» Poi ho capito che la colpa non era della famiglia, ma della cultura e della società. Purtroppo, anche la società non ha aiutato la mia famiglia a coinvolgermi come una persona normale, come una persona che esiste nella vita. Poi io sono rimasto per un paio di giorni a casa del vicino. Lui provava a fare da mediatore tra me e la mia mamma. All’inizio non riusciva, perché lei diceva subito di non volermi più indietro, perché lei portava vergogna e quindi era meglio che io rimanessi lì, poi ha cambiato idea. Due giorni dopo, è stata lei a chiedermi di tornare, perché sai, qualcosa l’ha svegliata da dentro. Sono tornato a casa e piano piano hanno capito, hanno cercato di coinvolgermi. Poi, sono arrivati i volontari che facevano assistenza sociale, dell’YMCA, young men’s christian association. Con loro ho incominciato a fare consulenza alla mia stessa famiglia, sono riuscito ad insegnare l’importanza di dare un diritto ad un umano, anche i diversamente abili sono abili no?

Un nuovo equilibrio

La mia famiglia ha visto come i volontari trattavano le persone con handicap: in modo umano, non in modo cattivo. Piano piano la mia vita è cambiata. Da che ero stato isolato, prima in una struttura per disabili, dopo, quando non potevano più tenermi, imprigionato e nascosto nella mia stessa casa fino a 11 anni, ora faccio volontariato per gli altri. È diventato un modo per aiutare altre persone, nella mia stessa condizione. È stato molto faticoso iniziare a studiare: sono entrato a scuola tardi, in ragione di certe reticenze: per esempio, non ci si voleva prendere la responsabilità in caso di incidenti. Noi palestinesi con disabilità non abbiamo diritti; esiste una legge che però non è stata mai applicata. Non abbiamo assistenza sociale, sanitaria, pensione, non abbiamo niente. Oggi si parla di 270.000 disabili palestinesi tra Cisgiordania e Gaza (5% della popolazione), nati con disabilità o diventati disabili a causa del conflitto israelo-palestinese. Queste due categorie hanno un diverso trattamento: la società guarda alle persone che diventano disabili a causa del conflitto come eroi (ricevono una piccola pensione di circa 20 euro al mese e una piccola copertura sanitaria), mentre le persone che nascono con disabilità non vengono riconosciute e dipendono economicamente dalla famiglia. Nella mia personale esperienza di volontariato, ho conosciuto molte storie di persone con disabilità nascoste dalle famiglie per anni, decenni, alcuni in cantina o con gli animali, legati con catene, spesso lasciati in questa condizione fino alla morte. Culturalmente, la responsabilità della disabilità dei figli viene attribuita alle donne, spesso abbandonate dai mariti. Anche se le cose stanno cambiando, in parte grazie alle associazioni, la condizione di noi disabili è ancora critica, soprattutto nel Sud della Palestina, più conservatrice. La mia famiglia è originaria di un paese del Sud (ora non esiste più, c’è una colonia israeliana) in cui mancano i servizi sociali e sanitari, così come associazioni che invece operano in altre parti della Palestina.

Un equilibrio impossibile

Esistono delle storie molto dure e tristi, purtroppo, come quella di un ragazzo che ho conosciuto tempo fa, lasciato vivere con le pecore e che per questo motivo non sapeva esprimersi nella nostra lingua ma comunicava come gli animali con cui era cresciuto. Io ho cercato di combattere per migliorare la condizione di queste persone ma sono spesso percepito come uno straniero che vuole cambiare la cultura e lo stile di vita, ricevo molta ostilità. È un ambiente molto chiuso, talvolta anche rischioso per la mia incolumità, ho ricevuto molte critiche. La nostra condizione di palestinesi abitanti in un campo profughi è molto particolare: siamo stati trasferiti dai nostri villaggi di origine nei campi delle Nazioni Unite. Fino agli accordi di Oslo, i campi profughi erano circondati da filo spinato e avevano una porta elettronica, l’unico punto di entrata e uscita per i profughi (si doveva richiedere un permesso al direttore UNRWA del campo). Noi abitanti dei campi profughi abbiamo una carta di identità rilasciata dall’Onu che ci identifica come profughi. Israele guarda a noi come i palestinesi più pericolosi perché, secondo Israele, la resistenza all’occupazione nasce nei campi profughi (maggiore sofferenza) e quindi c’è un diverso trattamento. Con la carta verde che possediamo, in seguito agli accordi di Oslo, non possiamo comunque spostarci senza il permesso di Israele, nemmeno uscire da Betlemme e andare a Gerusalemme per esempio. Per me è più facile chiedere il visto per venirvi a trovare in Italia che andare a Gerusalemme. Infatti, la prima volta che ho visto il mare nella mia vita è stato in Italia. Tanti bambini e giovani che abitano nel campo profughi non hanno mai visto il mare, anche se sta a 50 km di distanza. Noi persone con disabilità viviamo due tipi di occupazione: sia da parte della cultura palestinese e sia da parte di Israele. Quando sono nato non ero registrato all’anagrafe da subito perché non era nell’intenzione dei miei genitori, per il mio handicap. Il problema, non solo per le persone disabili ma per tutti i palestinesi, è che i bambini palestinesi devono prima avere il permesso di Israele per stampare il certificato di nascita (i tempi sono lunghi, qualche mese). Siamo già occupati da neonati praticamente. I palestinesi hanno diverse carte di identità, in base alla loro condizione (abitanti della Cisgiordania, dei campi profughi, di Gaza, “arabi israeliani”, ovvero i palestinesi rimasti in territorio israeliano dopo la guerra dei sei giorni nel 1967). In Israele, esistono servizi diversi per gli ebrei e gli “arabi israeliani” (es. negli ospedali hanno reparti divisi). Le risorse sono suddivise in maniera iniqua tra Israele e i Territori Palestinesi: i palestinesi hanno il divieto di scavare tunnel per accedere alle fonti idriche, gli israeliani se ne accaparrano la maggior parte.

La vita ora

Sono stato fermo per quasi tre anni lavorativamente parlando. Voglio riprendere il progetto di turismo sostenibile, facendo la guida e portando in giro le persone per renderle consapevoli della nostra realtà in Palestina e nei campi profughi, anche seguendo alcuni progetti come, ad esempio, associazioni di donne con figli con disabilità. Ma voglio concludere con un pensiero. Io ho perso diversi parenti in questo conflitto ma sempre nei miei incontri e interviste dico che non odio nessuno ma che vorrei essere accettato come un palestinese, come un umano come uno che è nato su questa terra. Ho quindi il diritto di avere la mia libertà, la mia dignità, la mia giustizia, di essere trattato come umano. Avere il diritto di lavorare dove voglio andare a lavorare, avere il diritto di andare al mare, avere il diritto di viaggiare, avere il diritto di attraversare tutti i confini, e purtroppo io non ho il diritto di attraversare neanche il checkpoint per andare dall’altra parte a Gerusalemme, per esempio, a visitare Gerusalemme. Non ho il diritto di attraversare il check-point perché sono palestinese. Questo non è giusto no?

Um domingo como outro qualquer

A televisão permanece ligada, apesar do sofá vazio. Anita, na varanda, grita ao telefone e gesticula, como para provar a sua inocência, mesmo fisicamente, à pessoa que está à sua frente. Entre os soluços do seu choro, repete sempre que ela também está zangada, que lamenta muito. Tem de acreditar nela. Entre pensamentos e desculpas encontradas no momento, ela tem baixado a sua voz. Agora apenas diz: “Sim, é isso mesmo. Sim, avisaste-me mãe, desculpa”. Valerio, à mesa da sala de estar, está de costas para a televisão, dirigindo o seu olhar para o relógio pendurado perto da estante.

A um ouvido chegam as manchetes do noticiário. Ao outro, os gritos da mulher, antes; o sussurrar fraco, depois. Os ponteiros parecem abrandar, também cansados pelo tempo passado durante a semana. Com um esforço quase inimaginável, finalmente, o ponteiro dos minutos completa a sua volta. São duas em ponto, está na hora. Valerio levanta-se, pega no seu casaco, e dentro de alguns segundos o cão (chamado Mamute por causa do seu tamanho fora do comum) passa-lhe entre as pernas, enquanto abana a cauda. Valerio põe-lhe a coleira, volta-se para olhar pela janela, vê Anita chorar e, soprando em pretexto, abre a porta firme e fecha-a. Chegou a sua hora de ar. Ao descer as escadas, pensa em como foi acertada a decisão de recusar categoricamente o convite de almoço da sogra. Ao chegar ao segundo andar, ele pergunta-se há quanto tempo é que não tem sequer o desejo de tocar na sua esposa. No rés-do-chão, apercebe-se do fim iminente do seu casamento, do humilhante contrato de trabalho que tinha acabado de aceitar para fazer a sua esposa e sogra felizes, e do facto de tudo isto não o incomodar muito de qualquer forma. Uma vez no portão do edifício de apartamentos, dá-se conta de que não, não só tudo isso não o incomoda: ele nem sequer se importa com isso. Um aceno ao seu vizinho, um sorriso a outro transeunte com um cão, seguido do momento de embaraço enquanto os dois animais se cheiram um ao outro. E depois vai-se para o parque, mesmo a tempo, como todos os domingos, às duas e um quarto. Sentado no banco habitual, lançando a habitual bola vermelha. A ideia de mudança enerva-o; a ideia da sua mulher a gritar na varanda, irrita-o; a ideia de um trabalho desagradável, fortifica-o na sua total indiferença. Com os olhos postos no Mamute, Valerio permanece pensativo, aborrecido. “O senhor tem um cão muito simpático, sabe?” O rapaz espalha um sorriso, à espera de algum tipo de frase de agradecimento. Valerio encolhe os ombros e com um meio sorriso responde: “É um cão normal”. O jovem começa a jogar com ele. Valerio olha divertido. O rapaz senta-se, então, ao seu lado. Pega no seu telemóvel e segue as notícias. Com o polegar e o indicador, faz zoom no ecrã, gaguejando algumas frases como: “Vejamos a situação…” e depois admite, em voz mais alta: “Isto não é um domingo como qualquer outro, hã?”. Valerio volta-se: discussão com a sua mulher, passeio com o cão, mal-estar. Talvez se esteja a referir ao tempo? No entanto, é um dia de Primavera de acordo com o calendário. Isto é como qualquer outro domingo para ele. Ele só tem de se apressar para casa antes do início dos jogos de futebol.  “O senhor já foi?” Valerio apercebe-se nesse preciso momento. 

“Não, eu nunca lá vou. Nada muda, de qualquer maneira”.

“Talvez seja porque o senhor não vai”.

“E quanto a ti? Já foste?”

“Ah não, eu também não”.

“Como vês, então somos iguais”. 

“Acho que não. Quando, daqui a uns anos, conseguir receber o meu cartão eleitoral e for reconhecido como cidadão italiano, não perderei nem uma eleição, porque terei jurado ser fiel a esta República”.

Valerio não fala, apenas olha fixamente e, entretanto, perde o apito inicial da partida da sua equipa. Este não é um domingo como qualquer outro. Este é o domingo em que um homem que não quer ir votar e um homem que não pode ir votar estão sentados no parque, no centro da cidade, num banco que, pelo menos nesse domingo, deveria ter ficado vazio. 

A Sunday like any other

The television remained on, despite the empty couch. Anita, on the balcony, was shouting over the phone waving her hands, as though she wanted to prove her innocence, even physically, to a person in front of her. While sobbing, she kept on repeating that she was angry too, that she was very sorry. She had to believe her; they would have sworn to her. Between thoughts and excuses she had invented on the spot, she lowered her voice. Now she only said, “Yes, this is right. Yes, you warned me, mum; I am sorry”. Valerio, sat at the living room table, was turning his back to the television set, looking at the clock near the bookcase. One ear was listening to the news headlines. The other one was hearing his wife screaming, first; the soft whispering, later. The hands seemed to slow down, exhausted by the time spent during the week. The minute hand finally completes the turn after a lot of effort. It is two o’clock on the dot. Valerio gets up, takes his jacket and, within seconds, the dog (called Mammoth because of its abnormal size) hangs around his legs, wagging its tail. Valerio puts the collar on the dog and, when he looks through the window, he sees Anita crying and, grumbling, opens the door wide and slams it. Now he can breathe some fresh air. Down the stairs, he thinks how right he was to refuse his mother-in-law’s lunch. Once on the second floor, he wonders how long it has been since he has even had the desire to touch his wife. On the ground floor, he realized the imminent end of his marriage, the humiliating work contract he had just accepted to make his wife and mother-in-law happy (of that marriage which is about to end) and the fact that all this does not bother him much anyway. Once at the gate, he realized that not only does all this not bother him that much, but also, he does not care about it. Greetings to the neighbor, a smile to another passer-by with the dog, followed by the moment of embarrassment when the two animals sniff each other. He finally arrives at the park, right on time, like every Sunday, at a quarter past two. He sat on the usual bench, throwing the usual red ball to the dog. The idea of change stresses him; the idea of his wife who moans on the balcony irritates him; the idea of an unpleasant job fortifies him in his utter indifference. With his eyes on Mammoth, Valerio keeps on being thoughtful, bored. “You have a really nice dog, do you know that?”. The young boy smiles, waiting for some kind of gratitude. Valerio shrugs his shoulders and with half a smile, replies, “It is a normal dog”. The young man starts playing with it. Valerio looks at the situation and he is amused. The boy then sits down next to him. He takes out his mobile phone and follows the news. With his thumb and forefinger, he zooms in on the screen, saying something like: “Let me see how we’re doing…” and then admits in a louder voice: “This Sunday is not like any other”. Valerio turns around: quarrel with his wife, walk with the dog and discomfort. Perhaps is he talking about the weather? Yet, it is a spring day in step with the season. This is just like any other Sunday for him. He just has to hurry up home before the football matches start. 

 “Have you ever been there?”. Valerio realizes at that precise moment. 

“No, I never go there. Nothing ever changes anyway”.

“Maybe you have to give it a try”.

“What about you? Have you ever been there?”

“No, me neither”.

“Do you see? We are exactly the same”. 

“I do not think so. When, after years, I finally manage to receive my voter’s card and I am recognized as an Italian citizen, I will not miss a single appointment, because I will have sworn to be faithful to this Republic”.

Valerio does not speak; he just stares and meanwhile misses the whistle for the start of his team’s match. This is not a Sunday like any other. This is the Sunday on which a man who did not want to go to vote and a man who could not go to vote sat, in the park, in the city-center, on a bench that, on this Sunday at least, should have remained empty. 

Una domenica come le altre

La televisione rimaneva accesa nonostante il divano vuoto. Anita, sul balcone, urlava al telefono e gesticolava, come a dimostrare la sua innocenza, anche fisicamente, ad una persona di fronte a lei. Tra un singhiozzo e l’altro, continuava a ripetere che era arrabbiata anche lei, che le dispiaceva molto. Le doveva credere, glielo avrebbero giurato. Tra un pensiero e una giustificazione arrancata sul momento, aveva abbassato la voce. Ora diceva solo: «Sì, è vero. Sì, mi avevi avvertita mamma, scusa.» Valerio, al tavolo del soggiorno, dava le spalle al televisore, puntando il suo sguardo all’orologio appeso vicino alla libreria. Ad un orecchio arrivavano i titoli del telegiornale. All’altro orecchio, le urla della moglie, prima; il bisbigliare sommesso, dopo. Le lancette sembravano rallentate, affaticate anche loro dal tempo trascorso in settimana. Con uno sforzo quasi inimmaginabile, finalmente, la lancetta dei minuti completa il giro. Sono le due in punto, è ora. Valerio si alza, prende il giubbotto, e nell’arco di qualche secondo il cane, chiamato Mammut per la sua stazza fuori dal comune, gli gironzola tra le gambe, scodinzolando. Valerio gli attacca il collare, si volta per guardare oltre alla vetrata, vede Anita piangere e, sbuffando, apre deciso la porta e la sbatte. È arrivata la sua ora d’aria. Giù per le scale, pensa quanto abbia fatto bene a rifiutare categoricamente il pranzo dalla suocera. Arrivato al secondo piano, si chiede da quanto tempo non abbia nemmeno più il desiderio di toccare sua moglie. Al piano terra, ha realizzato la fine prossima del suo matrimonio, l’umiliante contratto di lavoro che ha appena accettato per far contenta la moglie e la suocera (di quel matrimonio che sta per finire) e del fatto che comunque, in fondo, tutto questo non gli crei gran fastidio. Arrivato al cancello del condominio, ha realizzato che no, non solo tutto questo non gli dà gran fastidio: di tutto questo non gliene frega nulla. Un cenno al vicino, un sorriso ad un altro passante con il cane, seguito dal momento di imbarazzo mentre i due animali si annusano a vicenda.  E poi si arriva al parco, puntuale, come ogni domenica, alle due e un quarto. Seduto sulla solita panchina, lanciando la solita pallina rossa. L’idea del cambiamento lo innervosisce; l’idea di sua moglie che mugugna in balcone, lo irrita; l’idea di un lavoro sgradevole, lo fortifica nella sua indifferenza più totale. Con gli occhi puntati su Mammut, Valerio rimane pensieroso, annoiato. «Lei ha proprio un bel cane, lo sa?» Il giovane ragazzo spalanca un sorriso aspettando qualche tipo di frase di ringraziamento. Valerio alza le spalle e un po’ sorridendo ribatte: «Mah è un cane normale». Il giovane inizia a giocarci. Valerio guarda divertito. Il ragazzo gli si siede poi accanto. Tira fuori il cellulare, e segue le notizie. Con il pollice e l’indice zooma sullo schermo, balbettando qualche frase tipo: «Fammi un po’ vedere come siamo messi…» per poi ammettere a voce più alta: «Questa non è una domenica come tutte le altre eh.» Valerio si volta: litigata con la moglie, passeggiata con il cane, malessere. Forse si riferisce al tempo? Eppure, è una giornata primaverile in piena linea con la stagione. Questa è esattamente una domenica come tutte le altre, per lui. Deve solo sbrigarsi a tornare a casa prima dell’inizio delle partite di calcio.  «Lei è già andato?» Valerio realizza in quel preciso momento. 

«No, non ci vado mai. Tanto non cambia mai nulla.»

«Forse è perché lei non ci va.»

«Lei, invece? Ci è andato?»

«Ah no, neanche io».

«Vede, allora siamo uguali». 

«Non credo. Quando dopo anni, riuscirò a ricevere la mia tessera elettorale e sarò riconosciuto cittadino italiano, non mancherò ad un solo appuntamento, perché avrò giurato di essere fedele a questa Repubblica».

Valerio non parla, guarda fisso e intanto perde il fischio di inizio della partita della sua squadra. Quella non è una domenica come tutte le altre. Quella è la domenica in cui un uomo che non voleva andare a votare ed un uomo che non poteva andare a votare sedevano, nel parco, in centro città, su una panchina che almeno quella domenica, in quella ricorrenza, sarebbe dovuta rimanere vuota. 

A Sunday like any other

The television remained on, despite the empty couch. Anita, on the balcony, was shouting over the phone waving her hands, as though she wanted to prove her innocence, even physically, to a person in front of her. While sobbing, she kept on repeating that she was angry too, that she was very sorry. She had to believe her; they would have sworn to her. Between thoughts and excuses she had invented on the spot, she lowered her voice. Now she only said, “Yes, this is right. Yes, you warned me, mum; I am sorry”. Valerio, sat at the living room table, was turning his back to the television set, looking at the clock near the bookcase. One ear was listening to the news headlines. The other one was hearing his wife screaming, first; the soft whispering, later. The hands seemed to slow down, exhausted by the time spent during the week. The minute hand finally completes the turn after a lot of effort. It is two o’clock on the dot. Valerio gets up, takes his jacket and, within seconds, the dog (called Mammoth because of its abnormal size) hangs around his legs, wagging its tail. Valerio puts the collar on the dog and, when he looks through the window, he sees Anita crying and, grumbling, opens the door wide and slams it. Now he can breathe some fresh air. Down the stairs, he thinks how right he was to refuse his mother-in-law’s lunch. Once on the second floor, he wonders how long it has been since he has even had the desire to touch his wife. On the ground floor, he realized the imminent end of his marriage, the humiliating work contract he had just accepted to make his wife and mother-in-law happy (of that marriage which is about to end) and the fact that all this does not bother him much anyway. Once at the gate, he realized that not only does all this not bother him that much, but also, he does not care about it. Greetings to the neighbor, a smile to another passer-by with the dog, followed by the moment of embarrassment when the two animals sniff each other. He finally arrives at the park, right on time, like every Sunday, at a quarter past two. He sat on the usual bench, throwing the usual red ball to the dog. The idea of change stresses him; the idea of his wife who moans on the balcony irritates him; the idea of an unpleasant job fortifies him in his utter indifference. With his eyes on Mammoth, Valerio keeps on being thoughtful, bored. “You have a really nice dog, do you know that?”. The young boy smiles, waiting for some kind of gratitude. Valerio shrugs his shoulders and with half a smile, replies, “It is a normal dog”. The young man starts playing with it. Valerio looks at the situation and he is amused. The boy then sits down next to him. He takes out his mobile phone and follows the news. With his thumb and forefinger, he zooms in on the screen, saying something like: “Let me see how we’re doing…” and then admits in a louder voice: “This Sunday is not like any other”. Valerio turns around: quarrel with his wife, walk with the dog and discomfort. Perhaps is he talking about the weather? Yet, it is a spring day in step with the season. This is just like any other Sunday for him. He just has to hurry up home before the football matches start. 

 “Have you ever been there?”. Valerio realizes at that precise moment. 

“No, I never go there. Nothing ever changes anyway”.

“Maybe you have to give it a try”.

“What about you? Have you ever been there?”

“No, me neither”.

“Do you see? We are exactly the same”. 

“I do not think so. When, after years, I finally manage to receive my voter’s card and I am recognized as an Italian citizen, I will not miss a single appointment, because I will have sworn to be faithful to this Republic”.

Valerio does not speak; he just stares and meanwhile misses the whistle for the start of his team’s match. This is not a Sunday like any other. This is the Sunday on which a man who did not want to go to vote and a man who could not go to vote sat, in the park, in the city-center, on a bench that, on this Sunday at least, should have remained empty. 

Um domingo como outro qualquer

A televisão permanece ligada, apesar do sofá vazio. Anita, na varanda, grita ao telefone e gesticula, como para provar a sua inocência, mesmo fisicamente, à pessoa que está à sua frente. Entre os soluços do seu choro, repete sempre que ela também está zangada, que lamenta muito. Tem de acreditar nela. Entre pensamentos e desculpas encontradas no momento, ela tem baixado a sua voz. Agora apenas diz: “Sim, é isso mesmo. Sim, avisaste-me mãe, desculpa”. Valerio, à mesa da sala de estar, está de costas para a televisão, dirigindo o seu olhar para o relógio pendurado perto da estante.

A um ouvido chegam as manchetes do noticiário. Ao outro, os gritos da mulher, antes; o sussurrar fraco, depois. Os ponteiros parecem abrandar, também cansados pelo tempo passado durante a semana. Com um esforço quase inimaginável, finalmente, o ponteiro dos minutos completa a sua volta. São duas em ponto, está na hora. Valerio levanta-se, pega no seu casaco, e dentro de alguns segundos o cão (chamado Mamute por causa do seu tamanho fora do comum) passa-lhe entre as pernas, enquanto abana a cauda. Valerio põe-lhe a coleira, volta-se para olhar pela janela, vê Anita chorar e, soprando em pretexto, abre a porta firme e fecha-a. Chegou a sua hora de ar. Ao descer as escadas, pensa em como foi acertada a decisão de recusar categoricamente o convite de almoço da sogra. Ao chegar ao segundo andar, ele pergunta-se há quanto tempo é que não tem sequer o desejo de tocar na sua esposa. No rés-do-chão, apercebe-se do fim iminente do seu casamento, do humilhante contrato de trabalho que tinha acabado de aceitar para fazer a sua esposa e sogra felizes, e do facto de tudo isto não o incomodar muito de qualquer forma. Uma vez no portão do edifício de apartamentos, dá-se conta de que não, não só tudo isso não o incomoda: ele nem sequer se importa com isso. Um aceno ao seu vizinho, um sorriso a outro transeunte com um cão, seguido do momento de embaraço enquanto os dois animais se cheiram um ao outro. E depois vai-se para o parque, mesmo a tempo, como todos os domingos, às duas e um quarto. Sentado no banco habitual, lançando a habitual bola vermelha. A ideia de mudança enerva-o; a ideia da sua mulher a gritar na varanda, irrita-o; a ideia de um trabalho desagradável, fortifica-o na sua total indiferença. Com os olhos postos no Mamute, Valerio permanece pensativo, aborrecido. “O senhor tem um cão muito simpático, sabe?” O rapaz espalha um sorriso, à espera de algum tipo de frase de agradecimento. Valerio encolhe os ombros e com um meio sorriso responde: “É um cão normal”. O jovem começa a jogar com ele. Valerio olha divertido. O rapaz senta-se, então, ao seu lado. Pega no seu telemóvel e segue as notícias. Com o polegar e o indicador, faz zoom no ecrã, gaguejando algumas frases como: “Vejamos a situação…” e depois admite, em voz mais alta: “Isto não é um domingo como qualquer outro, hã?”. Valerio volta-se: discussão com a sua mulher, passeio com o cão, mal-estar. Talvez se esteja a referir ao tempo? No entanto, é um dia de Primavera de acordo com o calendário. Isto é como qualquer outro domingo para ele. Ele só tem de se apressar para casa antes do início dos jogos de futebol.  “O senhor já foi?” Valerio apercebe-se nesse preciso momento. 

“Não, eu nunca lá vou. Nada muda, de qualquer maneira”.

“Talvez seja porque o senhor não vai”.

“E quanto a ti? Já foste?”

“Ah não, eu também não”.

“Como vês, então somos iguais”. 

“Acho que não. Quando, daqui a uns anos, conseguir receber o meu cartão eleitoral e for reconhecido como cidadão italiano, não perderei nem uma eleição, porque terei jurado ser fiel a esta República”.

Valerio não fala, apenas olha fixamente e, entretanto, perde o apito inicial da partida da sua equipa. Este não é um domingo como qualquer outro. Este é o domingo em que um homem que não quer ir votar e um homem que não pode ir votar estão sentados no parque, no centro da cidade, num banco que, pelo menos nesse domingo, deveria ter ficado vazio. 

La grande storiella di Maryam

Una grande storiella di cittadinanza e buste della spesa

Chi sei e qual è la tua grande storiella?

Io sono Maryam e la mia storiella rientra in una storia più grande: la grande storia di tutti quei ragazzi e quelle ragazze di seconda generazione, che da anni non vengono riconosciuti come cittadini italiani veri e propri, ma sempre a metà e a volte per nulla.

Infanzia e giovinezza in un equilibrio squilibrato.

Sono nata in Marocco, in una piccolissima cittadina, vicino a Marrakesh, nel ’97. Mio padre, all’epoca, viveva in Italia da parecchi anni. Aveva una sua stabilità a Torino, mentre noi continuavamo a vivere nella nostra terra d’origine. Nel 2000, ha fatto domanda per il ricongiungimento familiare e nel 2001, finalmente, riusciamo a raggiungerlo in Italia. Eravamo io, mia mamma e mia sorella Esmé. Arriviamo a Torino il 9 settembre del 2001, dove comincio il penultimo anno di asilo, di cui ricordo poco. Ricordo solo che la prima parola che ho imparato in italiano è stata marmellata. A casa parlavamo solamente marocchino e facevo molto fatica, all’asilo, a farmi comprendere. C’era sempre quella questione di non riuscire capire chi fossi, perché fossi lì, perché gli altri riuscissero ad esprimersi meglio di me. Alle elementari, questa cosa diventa un pochino più grande. Tutti i miei compagni e le mie compagne entravano a scuola parlando italiano: io non sapevo neanche una lettera dell’alfabeto. Lì nasce e cresce in me l’idea di dover sempre dimostrare qualcosa in più, per essere riconosciuta italiana come loro. E quindi, inizio a lavorare molto sulla lingua, perché è marcatore sociale ed identitario. In poco tempo divento molto brava in italiano, eccello in matematica, divento la più brava della classe: riuscivo a sentirmi, in qualche modo, stimata dagli altri. Questo mi dava forza, mi dicevo: “Brava ce l’hai fatta.” Il periodo delle elementari è stato tranquillo. Alle medie, invece, le domande si fanno più grandi e molteplici. Vado in una scuola di periferia, dove la maggior parte dei miei compagni era composta da ragazzi di seconda generazione, in Barriera di Milano, (ndr. Barriera di Milano è un quartiere periferico a Torino). Erano ragazzi che iniziavano a vivere quel disagio di non sentirsi né da una parte e né da un’altra: sempre a metà.

Di dove sei… veramente?

C’è una linea di confine che ti mette davvero in crisi, soprattutto in un periodo così delicato, come l’adolescenza, in cui è difficile razionalizzare questo sentimento, metabolizzarlo. Iniziavo a notare una linea di confine molto più grande tra i miei compagni “davvero italiani” e noi. Noi che non eravamo né una cosa e né l’altra. E quando ti chiedevano di dove fossi, tu avevi bisogno di almeno due minuti per capire cosa rispondere: da una parte rinnegare le tue origini è da vigliacchi, no? Dall’altra parte vorresti dire: «Guarda che io sono come te, abbiamo fatto la stessa vita, in questa zona di periferia, a Torino. Abbiamo tutti gli stessi problemi sociali, economici… io forse ne ho avuto uno in più, quello identitario». La domanda «Di dove sei?» riesce a mettermi ancora in crisi adesso, a 25 anni. Perché bisogna sapere che non esiste un dosaggio: non ci si sente metà marocchini e metà italiani. Non esiste una percentuale se non quella per cui ci sentiamo 100% italiani e 100% marocchini. Questa è un’idea che si fa fatica ad esprimere in Italia. Arriviamo al liceo. C’è più consapevolezza, vuoi iniziare a dimostrare che: “Sai, sono come te ma sono anche diverso di te.” Vuoi iniziare a dimostrare il tuo valore aggiunto. In quel periodo, i problemi iniziano ad essere più concreti. Ad esempio, se si deve andare in gita a Londra. Il professore arriva mesi prima in classe dicendo: «Chi di voi non ha la cittadinanza italiana? Perché dobbiamo fare una richiesta speciale per voi.» Si cominciano così a vedere come i problemi possano essere molto più pratici e cominci ad entrare in contatto con tutta la burocrazia. In realtà, già da piccoli noi entriamo in contatto con la burocrazia. Accompagniamo i genitori in questura per rinnovare il permesso di soggiorno, facciamo da mediatore culturali, ruolo che non ci compete: io volevo solo essere bambina. Ti viene attribuito un ruolo che non è tuo, non lo vuoi, però dall’altra parte senti che devi farlo, nessuno può farlo meglio di te in quel momento. Mi ricordo, da piccoli, le code immense in questura, a Torino, dove c’era un’area giochi per i bambini, perché sapevano che sarebbero dovuti stare lì almeno 4 o 5 anche 6 ore ad aspettare i genitori, per il rinnovo del permesso di soggiorno. Quindi il liceo è il primo grande scontro con la realtà, che ti porta ad informarti su quali siano i tuoi diritti da ragazzo o ragazza di seconda generazione in Italia. Che ruolo ho in questa società? Che ruolo mi riconosci tu, Stato? Inizio a fare ricerche sulle leggi per la cittadinanza che ci sono in Italia e rimango sbalordita. Perché nonostante io fossi arrivata all’età di tre anni, non essendo nata sul suolo italiano, dovevo aspettare dieci anni di residenza e i miei genitori dovevano avere un ISEE abbastanza alto per fare domanda di cittadinanza. Un ISEE che, onestamente, in quel periodo, non potevamo assolutamente raggiungere: era impossibile per noi. Ricorda che i figli che ottengono con i genitori la cittadinanza sono i figli residenti coi genitori che la ottengono e devono essere minorenni.

La cittadinanza mancata

Mio padre fa domanda per ottenere la cittadinanza e aspetta per almeno quattro o cinque anni. Arriva poi una lettera a casa che dice: “Vieni fare giuramento entro sei mesi. Hai ottenuto la cittadinanza italiana”. Mio padre era in Italia dagli anni Ottanta, e la richiesta l’ha fatta verso il 2008. Il problema, in quel momento, era dato dal fatto che mio padre non fosse più residente con noi. Lui va a fare il giuramento e noi non otteniamo la cittadinanza con nostro padre. Io, all’epoca, avevo sui 14 anni. Quello è stato veramente terribile, ci eravamo sentiti veramente vicini a quello che noi sentivamo come un riconoscimento giusto. A quel punto, mia mamma si attiva. In quel momento era l’unica persona che lavorava in casa, per quattro figlie minorenni: non riusciva a raggiungere quella soglia di ISEE per ottenere la pratica per la richiesta di cittadinanza. Ha lavorato come una matta per tre anni per riuscire ad alzare il reddito di famiglia. È riuscita quando io avevo 17 anni. Quindi lì inizia la corsa contro il tempo.

Ci rivolgiamo ad un’avvocata che si prende a carico questa pratica, sapendo che avevo ancora un anno davanti ma ricordando, al tempo stesso, che la pratica dura almeno due anni. In realtà, dopo le novità che portato il ministro Salvini, le pratiche sono passate da due anni a quattro anni. Quest’avvocata ha fatto un vero e proprio miracolo: dopo che abbiamo fatto domanda… anzi ora ti voglio raccontare questa cosa. Io ho dovuto scrivere una lettera quasi motivazionale per spiegare, agli uffici competenti, perché dovessi ottenere la cittadinanza italiana. Questa cosa mi fa un po’ vergognare, perché con la testa di adesso non lo rifarei più. È una cosa talmente imbarazzante dover spiegare del perché io sono io, del perché io sia me stessa. Mi ero trovata molto in difficoltà a scriverla: era una lettera molto ipocrita ma avrei fatto qualsiasi cosa per raggiungere l’obiettivo. Succede, però, che compio gli anni il 16 novembre: faccio diciotto anni. Non il compleanno più felice della mia vita e non riusciamo ad ottenere la cittadinanza prima di quella data. Riusciamo ad ottenere la cittadinanza, un mese dopo il mio compleanno. La ottengono tutte le mie sorelle e la ottiene il mio fratellino appena nato quell’anno. Io non la ottengo perché avevo appena compiuto 18 anni. Io entro in crisi. Ero molto felice per loro ma ero molto triste per me. All’università, volevo fare un programma di doppia laurea all’estero, e andare all’estero senza una cittadinanza europea è molto più complicato. È molto più complicato fare qualsiasi cosa: in Italia, ci sono borse dedicate solamente a cittadini italiani. Era già un problema nel passato, è stato pesante viverlo anche in quel periodo in cui avevo voglia di studiare, viaggiare, vedere il mondo. Avevo l’opportunità di andare e scoprirmi. Sono partita, alla fine, per la doppia laurea ma è stato molto più complicato, rispetto ai miei compagni, ottenere anche solo degli aiuti statali. «Lei non è europea» e io rispondevo di avere la carta di identità italiana, un permesso di soggiorno a tempo indeterminato. E mi dicevano che non valeva nulla. Ora ti racconto una chicca. In Francia, mi dicono che per chiedere un aiuto, per pagare un affitto come studentessa, sarei dovuta rientrare in Marocco e chiedere un visto per la Francia. Allora mi avrebbero aiutata. Ma io non andavo in Marocco da 12 anni. Tu spiegami il paradosso! È stato davvero faticoso a livello economico, ma soprattutto a livello mentale: sapere di essere lì a fare l’esperienza dei miei stessi compagni, tutti nello stesso punto di vissuto, ma avere la sensazione di rimanere sempre un po’ indietro.

Cittadinanza e buste della spesa

Io, a quel punto, ricomincio. È stato molto frustrante. Mi rivolgo alla stessa avvocata e chiedo di preparare una pratica per fare domanda di cittadinanza in quanto figlia di genitori italiani. Quindi inizia la mia pratica, di nuovo avevo bisogno di un determinato ISEE di mia madre, in quanto ancora inclusa nel nucleo famigliare. Mia mamma, poverina, inizia di nuovo a fare i salti mortali per alzare il reddito di famiglia e facciamo domanda. Arriva il Covid. È tutto bloccato. Lo considero quasi un segnale divino, e invece…

E invece io la ottengo proprio durante il periodo Covid. A caso. Un giorno, quando ormai si poteva, vado con mia mamma verso Porta Palazzo a fare la spesa. E lei mi chiede: «Perché non passiamo in anagrafe a fare un controllino?» Quindi ci presentiamo con le nostre buste della spesa: fantastico. Prendiamo il nostro numero e guardavo mia mamma del tipo: «Sono stanca, andiamo a casa ma chi ce lo fa fare?» Avevamo dieci numeri davanti a noi.  E lei mi dice di aspettare, che secondo lei sarebbe andato tutto bene, questa volta. Arriva il numero, andiamo in ufficio. Solitamente vai in questi uffici con la paura di trovarti davanti il personale amministrativo molto indispettito. E invece trovo una signora veramente piacevole, molto simpatica e accogliente, che ci dice di sederci. Le do la mia carta di identità, fa il controllo: «Aspetti un attimo». Ad ogni sua parola io respiravo sempre più affannata. Va dal suo responsabile per fargli qualche domanda, perché non voleva darmi un’informazione sbagliata. Avevo fatto domanda da due anni, secondo lei era troppo poco. Torna, si siede, ci guarda e dice: «Lei è cittadina italiana.» E io inizio a piangere. E iniziando a piangere le ho detto: «Ma non può controllare di nuovo? Non è che ha sbagliato a scrivere il cognome? Ce ne sono tanti con il mio cognome.» E lei mi ribatte: «È proprio lei!» Con un’emozione, un’emotività che non mi appartiene, solitamente, le ho chiesto quando potessi fare giuramento. E lei mi ha detto subito.

Io sono andata a fare giuramento con le verdure che avevamo comprato per fare il couscous quel giorno. Ti immagini? Lei è stata splendida, ha preparato la sala, mi ha chiesto di calmarmi: era tutto vero. Faccio il giuramento: «Giuro di essere fedele alla Repubblica e di osservare la Costituzione e le leggi dello Stato». L’ho detto tra una lacrima e l’altra. E mia mamma che mi filmava… era tutto surreale… sembra quasi una barzelletta. Da tragica, la situazione è diventata comica. E io esco da quell’ufficio, con le buste della spesa, italiana, finalmente, a 22 anni.